Maçonnerie et gros œuvre

Assurance décennale maçon à La Réunion

Pour assurer correctement un maçon, nous devons connaître les travaux qu’il réalise réellement. L’expression « maçonnerie générale » ne suffit pas toujours pour comprendre son activité, notamment lorsqu’il intervient également en terrassement, démolition, plâtrerie, carrelage ou sur des ouvrages particuliers.

Courtage’UPL’expression « maçonnerie générale » ne décrit pas un risque. Ce sont les ouvrages réellement exécutés — fondations, béton armé, dallages, reprises en sous-œuvre — qui déterminent les activités à faire figurer sur l’attestation.L’étendue des garanties et l’acceptation dépendent de la solution retenue et de l’étude de l’assureur.

Nomenclature

Ce que comprend l’activité de maçonnerie

La nomenclature des activités du BTP définit la « Maçonnerie et béton armé » comme la réalisation de maçonnerie en béton armé, préfabriqué ou non, en béton précontraint préfabriqué, en blocs de béton, béton cellulaire, pierre naturelle ou briques.

Cette activité peut notamment comprendre :

  • les murs porteurs et non porteurs
  • les ouvrages courants en béton armé
  • les dallages et les chapes
  • les fondations superficielles, comme les semelles, radiers et puits courts
  • les enduits et ravalements en maçonnerie
  • le briquetage et le pavage
  • certains ouvrages maçonnés liés à la fumisterie

Les fondations spéciales, les pieux, micropieux, parois moulées ou certaines parois de soutènement relèvent d’activités différentes. Ces techniques doivent donc être signalées avant leur réalisation.

Le piège du lot séparé

Travaux accessoires ou activités à part entière ?

La nomenclature prévoit également des travaux accessoires ou complémentaires à la maçonnerie : terrassement, drainage, canalisations enterrées, démolition, VRD, pose d’huisseries, plâtrerie, carrelage ou pose de certains renforts.

Ces travaux ne sont pas automatiquement garantis comme des activités principales. Ils doivent rester secondaires, nécessaires et directement liés au marché principal de maçonnerie.

S’ils font l’objet d’un lot ou d’un marché à part entière, l’activité correspondante doit être déclarée séparément et apparaître sur l’attestation. Dans le cas contraire, les travaux peuvent être considérés comme non garantis.

Le code APE de l’entreprise ne permet pas de résoudre cette question. Il faut lire le libellé exact de l’attestation et, en cas de doute, demander une confirmation écrite à l’assureur.

Étude du dossier

Les points vérifiés dans le dossier

Nous devons notamment connaître :

  • la nature exacte des ouvrages réalisés
  • les techniques et matériaux employés
  • la répartition du chiffre d’affaires par activité
  • le montant moyen et maximal des chantiers
  • la part des travaux sous-traités
  • les interventions sur bâtiments existants
  • les activités nouvelles ou occasionnelles

Une activité exercée rarement doit tout de même être déclarée. À l’inverse, un travail simplement accessoire ne doit pas être présenté comme un métier principal si l’entreprise ne dispose pas de l’expérience correspondante.

Préparer la demande

Les documents utiles

Pour défendre le dossier, nous réunissons les justificatifs d’expérience, qualifications, factures détaillées, références de chantiers, anciennes attestations et relevés d’information.

Les factures doivent permettre de comprendre les ouvrages réellement exécutés. Des libellés trop généraux peuvent compliquer la vérification de l’expérience ou masquer une activité non déclarée.

Courtage’UP analyse ces éléments avant la consultation des assureurs. Notre rôle est de présenter fidèlement le métier de l’entreprise, de repérer les écarts entre ses travaux et son attestation et de sécuriser les activités avant le démarrage des chantiers. Toute proposition reste soumise à l’étude et à l’acceptation de l’assureur.

Activités souvent liées

Vérifiez aussi ces activités.

Une même entreprise cumule souvent plusieurs de ces métiers. Chacun se déclare séparément.

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Questions fréquentes

Questions sur la décennale maçon.

Ces réponses sont générales. Seules l’étude de votre dossier, le contrat et l’attestation émise déterminent les activités effectivement garanties.

Le terrassement est-il compris dans ma décennale maçon ?

Il peut l’être à titre accessoire, s’il reste secondaire et directement lié au marché principal de maçonnerie. Dès qu’il fait l’objet d’un lot ou d’un marché à part entière, l’activité doit être déclarée séparément et figurer sur l’attestation.

Les fondations spéciales sont-elles couvertes comme les fondations courantes ?

Non. Les semelles, radiers et puits courts relèvent de la maçonnerie, mais les pieux, micropieux, parois moulées et certaines parois de soutènement constituent des activités différentes, à signaler avant réalisation.

Mon code APE mentionne la maçonnerie, cela suffit-il ?

Non. Le code APE décrit l’activité principale de l’entreprise. Il ne remplace ni la déclaration du risque, ni les activités garanties au contrat, ni le libellé de l’attestation.

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